B a n d o l
Un ensoleillement parfait, une pluviométrie très mesurée, un terroir
d'exception: cela explique que les vins de Bandol soient renommés depuis
près de mille ans !
Les vins blancs; de robe jaune paille clair, ne représentent que 5% environ
de la production. Ils sont pourtant délicieusement fruités et fleuris.
Les rosés, très pâles de teinte, ne le sont pas de saveur, bien au contraire.
Mais ce sont les rouges qui tiennent le haut du pavé. Grenat foncé, ils
sont tanniques et quelques peu rudes dans leur jeunesse, mais ils ne demandent
qu'à vieillir pour développer un bouquet subtil de fruits rouges, légèrement
poivré, réglissé et vanillé. Ils escortent sans complexe gibiers et viandes
rouges en sauce.
C ô t e s d e P r o v e n c e
L'étendue même de cette aire de production implique qu'il n'y ait pas
UN Côtes de Provence mais DES Côtes de Provence.
Certes, la dominante climatique est un peu partout la même : ensoleillement
et pluviométrie modérée, mais les nuances sont d'importance. En effet,
les terroirs des abords de la Méditerranée connaissent des hivers doux
et des chaleurs raisonnables l'été, alors que ceux de l'intérieur du pays
gèlent l'hiver et subissent de véritables canicules en juillet et en août.
Si l'on ajoute à ces éléments la diversité des vents, la multitude des
cépages et tous les facteurs humains, on comprend mieux pourquoi un jour
un vin des Côtes de Provence vous enchante et qu'un autre vous déçoit
le lendemain.
En règle, générale, les blancs, qui représentent moins de 10% de la production,
sont tantôt tendres, quand ils viennent du littoral, tantôt plus agressifs,
s'ils descendent des collines. Ils accompagneront agréablement des fruits
de mer et les fromages de chèvre.
Les rosés sont très variés, de robe, d'arômes et de saveur, mais lorsqu'ils
proviennent de chez un bon vigneron, ils séduisent tout au long d'un repas,
surtout si le soleil est de la fête.
Plus de 60% de la production provençale leur sont consacrés.
Les rouges, moins connus et parfois même méconnus, méritent souvent
mieux que la médiocre réputation qu'ils ont auprès des consommateurs méridionaux.
Ils se montrent parfois légers, frais, mutins et conviennent bien alors
aux viandes grillées et spécialement à l'agneau ; parfois, ils sont au
contraire puissants, chaleureux, très bouquetés et escorteront à merveille
un plat en sauce, aussi bien que certains "grands" de Bourgogne, de Bordeaux
ou des Côtes du Rhône.
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Un beau nom,
une grande appellation
L E S D O M A I N E S O T T*
L'audace autant que l'opiniâtreté ont, il y a quelque
cent années, guidé les pas de Marcel Ott. Cette étoile qu'il
a suivie, ce grand projet qui lui a fait battre le cœur et remonter
les manches , c'était bien, envers et contre tout, la création d'un
grand domaine viticole.
Le goût de la différence et de la singularité, son désir de rendre
à cette terre de Provence ses lettres de noblesse, l'ont amené
à acquérir dés 1912 le Château de Selle afin d'y produire
un vin de qualité extrême.
Dés cet instant il a imprimé sa volonté et les préceptes qui
demeureront ceux des Domaines Ott*. L'absolu respect de
la nature, le palissage des vignes, la fermentation naturelle,
la conservation en fûts de chênes, la production d'un vin de qualité,
issu de cépages nobles, permettant de développer, en Provence,
une ligne de grands vins.
Peu à peu Marcel Ott acquiert ses domaines: le Clos
Mireille qui verra en 1938 la naissance du très fameux Blanc
de Blancs, puis en 1956 le Château Romassan où par
la bienveillance du climat et la noblesse des cépages naquit le
"cœur de grain" le rosé, dit-on, le plus fin du monde,
fleuron des Domaines Ott*.
Les vins
des Domaines Ott*...
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